Patrimoine Naturel

La petite Camargue

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Au nord-ouest de l’Etang de Berre, au sud du village de Saint-Chamas, se trouve une zone humide de plus de 100 hectares : la Petite Camargue et les Palous.
De la rencontre entre les eaux de la rivière la Touloubre et les eaux de l’Etang de Berre est né un marais aux paysages, aux milieux naturels, à la végétation et la faune riches et variées.
Les chemins ouverts au public qui parcourent le site permettent de découvrir la variété des espaces naturels, la diversité des paysages et la richesse exceptionnelle de la faune.
A la sortie du village de Saint-Chamas, après le Pont-Flavien, quand la route D10 commence à longer le rivage de l’Etang de Berre, se trouve sur la droite en contrebas, l’accès principal au site et le départ de la piste.

Quelques chiffres

  • 217 espèces d’oiseaux observées (71 nicheurs, 16 hivernants, 23 migrateurs, 6 sédentaires réguliers, 6 estivants et 95 occasionnels)
  • 31 espèces de libellules (3 menacées)
  • 46 espèces de papillons, dont 1 protégé (la Diane)
  • 10 plantes rares et menacées
  • 29 mammifères dont 6 espèces de chauve-souris, toutes protégées
  • 7 milieux naturels, dont 4 rares et menacés en Europe
  • 10 espèces de poissons dont 1 vulnérable (la Blennie Fluviatile)
  • 7 reptiles, 3 amphibiens, tous protégés



Le parc de l'ancienne Poudrerie

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Le parc est ouvert les mercredis de 14h00 à 17h00 (18h00 d’avril à octobre),
et les 1ers et 3e dimanches de chaque mois de 10h00 à 17h00 (18h00 d’avril à octobre).
Visites de groupes sur réservation. Fermeture en cas de vent supérieur à 70 km/h.
Renseignements : Tél. 04 90 50 06 71 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

Au nord ouest de l’étang de Berre s’étend, sur 118 hectares, le site de l’Ancienne Poudrerie royale de Saint-Chamas.

La variété des milieux rencontrés (colline sèche méditerranéenne, forêt humide rare en Provence, marais et roselière) présente une originalité remarquable. L’ensoleillement important, combiné à une humidité exceptionnelle due à un réseau dense de canaux, a favorisé le développement d’espèces tropicales et la formation d’une étonnante forêt hygrophile. Celle-ci constitue le cœur vert du site dans lequel se sont développés frênes, ormes, érables, saules, peupliers, chênes pédonculés, platanes, tilleuls, mais aussi cyprès chauves avec leurs curieux pneumatophores, bambous et féviers.

Deux jardins « ensauvagés », héritage des plantations entreprises par les directeurs successifs de la Poudrerie, regroupent des espèces végétales provenant du monde entier : cyprès verts, cèdres de l’atlas, troènes de Chine gigantesques, pins d’Alep, laricio, pignons et un zelkova (faux orme de Sibérie). Au nord est, non loin de la cascade, la forêt, avec une pièce d’eau centrale, a pris les allures d’un jardin anglais abandonné, où croissent un séquoia voisinant avec un if et un ginkgo biloba, des bambous, des magnolias, des troènes, des yuccas, un plaqueminier de Virginie. Un platelage en bois permet aujourd’hui aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes de circuler en toute sécurité.

Cette exceptionnelle couverture végétale abrite une faune riche et variée. Elle comprend quasiment toutes les familles animales européennes : insectes, poissons, batraciens, reptiles, mammifères, mais surtout des oiseaux avec plus de cent trente espèces représentées.
Outre les flamants roses, on peut admirer cygnes, hérons et aigrettes, canards, sarcelles, grèbes, poules d’eau ainsi que des rapaces : balbuzards pêcheurs, busards des roseaux, milans, buses, chouettes, grands ducs, et encore toutes sortes de passereaux.
Depuis quatre ans, un couple de cigognes a choisi la Poudrerie comme quartiers d’été, et chaque année, trois ou quatre petits cigogneaux y voient le jour.

Cependant ces lieux gardent encore, symbole du premier site industriel de l’étang, des bâtiments bien particuliers : les majestueux bâtiments de l’entrée principale, un ancien atelier de fabrication de poudre, d’imposants murs de soutènement, une tour adossée à la falaise de safre, des restes de voies ferrées, et le monument aux victimes des explosions de 1936 et 1940. De plus, une chapelle romane du XIIème siècle est en cours de restauration.

Acquis par le Conservatoire du Littoral en 2001 pour assurer sa protection définitive, le parc de l’ancienne Poudrerie est géré conjointement par les communes de Saint-Chamas et Miramas à travers le S.I.AN.POU. (Syndicat Intercommunal de l’Ancienne Poudrerie), avec le concours du Département et de la Région.

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